Forum de l'Histoire du Labrador Retriever
Bonjour et bienvenue sur ce forum consacré exclusivement à l'histoire du Labrador Retriever, notamment en France, qui, bien que récente, est assez mal connue.

Les 2 guerres mondiales, le manque d’intérêt d'un travail commun des acteurs de l'époque et l'absence de stockage des données au fil du temps font que nous héritons aujourd'hui d'une mémoire mise à mal, éparpillée et partiellement complète de l'histoire de notre race de prédilection... Par ce forum, je vous propose de participer à la reconstruction de cette histoire.

N'hésitez pas plus longtemps à dépoussiérer vos propres archives et venir les partager afin de contribuer à mettre en avant tous ces pionniers et leurs chiens qui ont patiemment forgé notre Labrador Retriever !

Bruno

Comte Jules de Bonvouloir, 3e Président du Retriever Club...

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Comte Jules de Bonvouloir, 3e Président du Retriever Club...

Message par Bruno le Mer 6 Aoû - 1:39

Sur les traces des anciens Présidents du RCF; Jules de Bonvouloir.

Les lecteurs assidus de la page Facebook du Retriever Club de France se souviendront avoir vu ce nom ces derniers mois dans certains sujets traitant de l’histoire de notre club et de ses Présidents successifs. Histoire quelque peu malmenée par les déménagements au fil du temps, les guerres et le manque d’écrits avant l’arrivée du « bulletin » et qui nous pousse à fouiller un peu aujourd'hui pour tenter de faire la lumière sur certains points. Le comte J. de Bonvouloir en est un qui soulevait bien des interrogations il y a encore peu. De lui, on connaissait son livre, richement illustré, « Les Retrievers et leur dressage » dont les plus chanceux possèdent un exemplaire de l’édition originale éditée en 1948 par la librairie des Champs-Elysées ou de sa réédition de 1991 par le Retriever Club de France; qu’avec l’affixe de Saint Jean du Bois, il élevait des retrievers (curly, golden et labrador) avec lesquels il obtenait d’excellents résultats lors de fields mais bien avant ceux-ci, des cockers et des setters anglais; ceux qui ont cherché un peu savent, qu’avec son épouse, il apparaissait très souvent dans les rubriques mondaines des journaux des premières décades du siècle dernier, que l’on y trouve aussi nombre de petites annonces pour la vente de ses chiens; qu’il écrivait à l’occasion aux revues spécialisées d’alors (1) et qu’il a longtemps été présenté comme le fondateur et premier Président du club de race des retrievers, le Retriever Club créé en 1911 (2). Sur cette dernière "affaire", nul besoin de revenir car nous savons depuis quelques années qu'il n'en est rien et que le premier Président du club fut le duc de Lesparre. Toutefois, quelques décennies plus tard, le comte de Bonvouloir en sera à son tour Président. Alors, a-t-il tout de même été le (ou l'un des) fondateur(s) du club (3) ? C'est peu probable et aucun document ne l'atteste... D'autant que, contrairement à plusieurs des membres du premier bureau (dont Jules de Bonvouloir n'était pas), il ne participa pas aux premiers fields organisés par le club (4) et qu'aucun document du moment ne le lie encore au monde du retriever mais plutôt à celui du spaniel, il faudra attendre le milieu des années 1920 pour qu'apparaisse son nom... Après de longues recherches, l'hypothèse la plus probable est qu'il ait vraisemblablement eu à remettre sur pied le club de race après la seconde guerre mondiale, période durant laquelle il le présida… Et qui semble le moment du changement de nom de l'association qui de "Retriever Club" est devenue "Retriever Club de France". Cette possibilité est confortée par un célèbre dresseur anglais (et membre d'Honneur du Retriever Club de France à la fin des années 1960) alors installé en France, Walter Atkins, qui donna la liste des fondateurs du club dans un article de presse ; le duc de Lesparre (1e Président), Louis Tabourier (1e Vice-Président) et le comte Jaubert (membre du Comité). Ce témoin privilégié de l'histoire était le conducteur du labrador "Murdoch" appartenant au comte Jaubert lors du premier field organisé par le club, en novembre 1911... Qui plus est, les documents retrouvés attestent que le Duc de Lesparre présida le Club au-moins jusqu'en 1925 et que son successeur, M. Tabourier, au-moins de 1929 à 1935 (et peut-être donc jusqu'à la seconde guerre mondiale...).

Que savons-nous de plus aujourd'hui ?

Peu d’éléments pour débuter mais en cherchant du côté de son affixe, Saint-Jean-du-Bois, on arrive vite dans un petit village du même nom situé en Sarthe où l’on sait que le comte possédait un château. Il s’y trouve désormais une rue du Bon vouloir, laquelle mène au château de la Houssaye (son apparence actuelle date du XVIIIe siècle), celui-là même que le comte racheta en 1919 à M. Harscouët de St Georges et qui, selon la volonté de la comtesse, née princesse Donna Bianca Colonna, fut revendu (en 1958) pour être transformé en une maison de retraite (5). Aujourd’hui, il est une magnifique propriété abritant des chambres d’hôtes (6) …


Le château de la Houssaye ayant appartenu au comte de Bonvouloir.


Attenant au cimetière, sur un terrain appartenant autrefois au domaine de La Houssaye, se trouve une petite chapelle funéraire. Au-dessus de la porte, un écusson représente à gauche les armes du Comte de Bonvouloir, un lion traversé de deux bandes horizontales, à droite les armes de la Comtesse de Bonvouloir, née Princesse Colonna, une colonne surmontée d’une couronne. L’écusson est également surmonté d’une couronne et porté par deux licornes dressées. Sous l’écusson se déroule une banderole où s’inscrit la devise : "BON VOULOIR ET LOYAULTE".

Alan Francis Brooke (1883-1963), Field Marshal anglais, 1er vicomte et baron Alanbrooke, dans son livre "War Diaries 1939-1945" (7) consacra quelques lignes à son ami d’enfance de Bagnères de Bigorre, perdu de vue depuis une quarantaine d’année, le comte Jules de Bonvouloir, et à leur rencontre du 06 octobre 1939 autour d'un repas, dans la salle à manger du château de Saint-Jean-du-Bois…

Une recherche approfondie sur des sites spécialisés en généalogie et la consultation des registres des matricules militaires de Bagnères de Bigorre nous en apprennent un peu plus sur le comte de Bonvouloir. Il descend d'une illustre famille française et son nom complet est Jules Paul Achard de Bonvouloir. Il est né le 10 mai 1874 à Bagnères de Bigorre, fils de Henry Robert Achard de Bonvouloir (1839-1914) et de Marie Thérèse du Pin de Verclause (1849-1938) lesquels se sont mariés en 1871. Jules se mariera à Paris le 26 décembre 1905, à l’âge de 31 ans, avec la princesse Donna Bianca Amalia Celeste Colonna (1887-1944), fille de Ferdinando Marc antonio Giuliano Colonna (1858-), prince de Stigliano, de Galatro et d'Aliano, et de Evelyn Julie O’Bryant Mackay (1861-), elle-même issue d’une célèbre famille américaine de Downieville, lesquels se sont mariés en 1885 et ont divorcé en 1893. Plusieurs chroniques dans la presse, notamment dans des journaux américains, font état de ce mariage franco-italo-américain réunissant ces prestigieuses familles. Un article de presse français placé dans une discussion autour de J. de Bonvouloir sur la page Facebook du Retriever Club de France détail la liste des cadeaux "princiers" reçus par la mariée... Ces éléments nous confortent sur les prénoms du comte dont l'initiale J. était parfois remplacée, à tort, par Jean dans de récents articles du monde cynophile, par manque de sources certainement... Un annuaire de 1911 nous enseigne qu'il est rentier et exerce la fonction de Commissaire lors de courses hippiques à Bagnères de Bigorre. C'est là que naquit également son frère Guy Joseph Didier Achard de Bonvouloir, le 08 janvier 1883. Celui-ci, agriculteur en région parisienne, décéda le 21 septembre 1923 à Paris dans le 16e arrondissement.


La villa de la famille de Bonvouloir à Bagnères de Bigorre, aujourd'hui devenue un centre de vacances (8 ).

Nous apprenons également que le comte Jules de Bonvouloir a fait son service militaire dans le 6e régiment de Cuirassiers à compter du 16 novembre 1895 alors qu'il habitait Paris et étudiait à Saint Cyr. Ses parents résidaient toujours dans leur villa de Bagnères de Bigorre. D'abord cuirassier de 2e classe, puis brigadier en juillet 1896, brigadier-fourrier en septembre 1896 et enfin, maréchal des logis de mars 1897 à septembre 1898, avant d'être "versé" dans la réserve.

Le 18 février 1903, au Parc de St-Cloud (Paris), à 11h30, en compagnie du comte de Castillon, André Legrand et Quinonès de Léon, le comte Jules de Bonvouloir s'envolait à bord du ballon dirigeable l'Oubli (1000 m3). A 17h, il atterrissait à Allonville près d'Amiens.

A la rubrique "faits divers", le 20 juin 1904, au Pecq, vers 17h15, un automobiliste se dirigeant vers St-Germain-en-Laye renversait un piéton à la sortie du pont du Pecq. La voiture, qui a stoppé immédiatement, portait l'immatriculation 403-X et était conduite par le comte Jules de Bonvouloir, 30 ans et demeurant à Paris, 6, rue Yvon-Villarceau. Le piéton renversé, un maçon de 43 ans résidant à St-Germain-en-Laye, avait dû être transporté sur un brancard en urgence à l'hôpital par les sapeurs-pompiers, il était gravement blessé à la jambe gauche et à la tête...

En avril 1911, peu de temps avant la création du Retriever Club, le Comte, avec son père et son frère, accompagnait sa grand-mère maternelle vers sa dernière demeure... Une immense foule, composée de ministres, prince(sse)s, comte(sse)s, duc(hesse)s, marquis(es), vicomte(sses), militaires de hauts rangs et autres personnalités, était présente.

En juin 1914, le comte de Bonvouloir amenait à l'autel de l'église Saint-Honoré d'Eylau sa sœur Madeleine pour son mariage avec M. Christian de Catheu. Témoin de l'événement pour sa sœur, le comte se montra généreux et lui offrit une barrette ornée de perles et de diamants.

Le 16 juillet 1914, le comte Jules de Bonvouloir (et son frère Guy) conduisait les obsèques de son père, le comte Henry de Bonvouloir, en l'église Saint-Honoré d'Eylau. L'inhumation a eu lieu au cimetière Montmartre devant un impressionnant parterre de personnalités du moment.

En 1918, le comte de Bonvouloir était membre (n°253) de l'UAF, l'Union Automobile de France.

Au premier plan du monde mondain d'alors, le comte et la comtesse Jules de Bonvouloir étaient au nombre des invités des galas de charité, divers bals de solidarité ou grands dîners comme celui offert le mardi 24 mai 1927, en l'hôtel de l'ambassade, par S. Exc. M. Quinones de leon, ambassadeur d'Espagne, en l'honneur du président du conseil des ministres; M. Raymond Poincaré.

Il fut rappelé sous les drapeaux, pour la "grande guerre", par le célèbre décret de mobilisation générale du 1e août 1914... passa par le 4e Escadron du Train, le 13e Régiment d'Artillerie "Service Automobile", le 19e Escadron du Train avant d'être mis en congé illimité le 29 janvier 1919 avec le grade de Lieutenant. Il reçu deux citations (en janvier et décembre 1918) et fut décoré de la Croix de Guerre 2 étoiles en bronze, il avait 45 ans.

Durant la première guerre mondiale, la comtesse Jules de Bonvouloir était infirmière à l'hôpital auxiliaire du territoire n°11 (Le Mans). Par décision ministérielle du 20 septembre 1917, elle fut décorée de la Médaille d'honneur des épidémies, médaille d'argent (9).

La revue "Les Modes", dans son n°211 de décembre 1921, souligne l’éclat particulier et la complète réussite du "Bal des lumières" donné le 26 novembre dans les salons de l’hôtel Claridge, à Paris, en l’honneur et au profit des blessés de guerre, "mutilés de la face". Bal placé sous le haut patronage du Président de la République et de Mme Millerand, des ministres, des ambassadeurs et des maréchaux, et dont le légitime succès revient au Comité exécutif organisateur de l’événement dans lequel figuraient le comte Jules de Bonvouloir et son épouse.


En haut et au centre, le comte et la comtesse Jules de Bonvouloir, en 1921, au "Bal des lumières".

L'"Annuaire des châteaux et des Villégiatures", éditions de 1920 à 1935, nous enseigne que le comte et la comtesse résidaient dans leur château de Saint-Jean-du-Bois mais également à Paris, 2 rue Dufrénoy.

A compter du 29 mars 1924, le comte était membre permanent du Jockey-Club.

Par décret du Président de la République en date du 31 décembre 1925, rendu sur le rapport du ministre de la guerre, le lieutenant Jules Paul de Bonvouloir était promu au grade de capitaine de réserve du 4e escadron du train (annonce parue au Journal Officiel du 7 janvier 1926).

En 1932, un journal (10) relatait l'accident subit à La Flèche (Sarthe), par Mme Foucher, cultivatrice, laquelle avait été renversée par l'auto de M. de Bonvouloir, châtelain à Saint-Jean-du-Bois. Sa jambe gauche avait été fracturée...

En septembre 1937, Jules de Bonvouloir, 63 ans, déposait plainte pour "vol de poissons" (11) ! Une marre qu'il louait non loin de son château avait été vidée de ses poissons après que le voleur ait utilisé la bonde qui n'était pas cadenassée... Cette mare contenait des poissons reproducteurs de grande valeur telles que des tanches rouges de Mongolie et M. le comte estimait le préjudice à mille francs de l'époque, une somme considérable.

Ces données "en poche", il ne nous reste plus qu'à nous plonger dans les journaux de l'époque disponibles sur le site de la Bibliothèque Nationale de France afin d'en extraire les informations relatives à ses activités canines !

Pour commencer, nous découvrons que lors des épreuves du Spaniel Club Français de 1909, à Mont-Evray (Sologne), le comte de Bonvouloir avait engagé une chienne cocker nommée Gitana de Saint-Jean-du-Bois. Celle-ci y obtint un bon résultat couronné de la mention "très honorable" et décrocha le Certificat de Mérite. Le comte apparaît aussi dans les comptes rendus de l'exposition canine de Paris de 1908.

Ce premier fait nous enseigne que le comte possédait son affixe, de Saint-Jean-du-Bois, bien avant d'acheté son château dans la commune portant le même nom.

En 1913, durant la 43e exposition canine de Paris, Ginette de Saint-Jean-du-Bois gagna le lot des chiennes en "Field Spaniels". Cette année là, la princesse Colonna de Stigliano concourra également avec ses Loulous de Poméranie.

En 1913 toujours, Spot de Saint-Jean-du-Bois, setters anglais à Jules de Bonvouloir, remportait un 2e prix à l'exposition canine du Mans.

En 1925, le comte de Bonvouloir aurait été le premier à introduire le golden retriever en France. La première portée inscrite au LOF, en 1934, portait l'affixe de Saint-Jean-du-Bois. Jusque là, le comte ne semblait pas être du monde des Retrievers...

En 1929, lors de la 55e exposition canine de Paris (aux Tuileries, sur la terrasse du bord de l'eau) Bouton d'Or, golden appartenant au comte Jules de Bonvouloir gagna le CAC.

Dans les années suivantes, Jules de Bonvouloir s'impliquait plus encore dans le monde des retrievers notamment en offrant des "prix spéciaux" puis en co-organisant des fields.

En 1933, le comte de Bonvouloir engagea 2 goldens dont le déjà célèbre Yellow Boy de Saint-Jean-du-Bois au field annuel du club organisé à Voisins sur les terres du comte et de la comtesse de Fels. A cette occasion, le comte offrit un prix spécial pour le Meilleur Jeune qui fut partagé entre Dandy, yellow labrador appartenant à Mme Atkins et Flapper of Dava, labrador noir appartenant à M. Hottinguer. Petite anecdote concernant les labradors engagés, ils étaient comptabilisés selon leur couleur; 7 labradors noirs et 3 yellow labradors.


Yellow Boy de Saint-Jean-du-Bois, golden retriever au comte J. de Bonvouloir, gagnant de nombreux prix.

En 1934, lors du field trial qu'il co-organisait sur le domaine de Luart (Sarthe), le comte de Bonvouloir présenta un golden nommé Gigolo de Saint-Jean-du-Bois, dans le concours à l'anglaise. Ce chien quelque peu maladroit dans les trois épreuves matinales (pertes de "runners", marking moyen, rappel difficile...) avait été grondé par son maître et pour le punir de s'être emballé sur un lapin dans la dernière épreuve, on l'obligea à porter un lapin mort en guise de collier... Méthode supposée efficace en ce temps mais qui consterna le pauvre chien qui garda un air déprimé de chien incompris et battu jusqu'à sa complète délivrance ! Ce jour là, Gigolo reçu quand même son Certificat de Qualités Naturelles (12). Le comte conduisait personnellement son chien lors de ce field et la comtesse l'accompagnait ce jour là. Un "très élégant" goûter fut offert ensuite au château par la marquise et le marquis de Luart pour clôturer la journée.

L'ordre retrouvé des différents Présidents du club place le comte de Bonvouloir en 3e position derrière le duc de Lesparre et Louis Tabourier. Le duc de Lesparre a été encore Président du club assurément pendant 7 années après la première guerre, des articles le mentionnent jusqu'en 1925 au-moins. Les premiers articles retrouvés mentionnant M. Tabourier en tant que Président datent de 1929 et les derniers, de 1935, celui-ci l'a donc, possiblement, présidé jusqu'à la veille du second conflit mondial... Et puisque le comte de Bonvouloir est le suivant (avant Henri Viguier), il me semble légitime de penser qu'il fut bien le premier Président et (re)fondateur du club après la seconde guerre mondiale (ce qui apporterait un début de fondement à la fameuse rumeur...).

En 1948, sortie du livre du Comte Jules de Bonvouloir "Les Retrievers et leur dressage", il avait 74 ans. Cet ouvrage est richement illustré par O'Klein et Jean Herblet qui sont en fait une seule et même personne !


Le livre du comte de Bonvouloir.


La comtesse Jules de Bonvouloir en 1906, à l'âge de 19 ans.

© Bruno Claeys

1) http://perso.numericable.fr/cf40/articles/4849/4849733B.htm
2) annonce de cette création parue au Journal Officiel le 06 octobre 1911. Le siège social du club était situé 38, rue des Mathurins à Paris, au siège de la Société centrale pour l'amélioration des races de chiens en France et avait pour objectif d'"encourager l'élevage du retriever, de développer et de perfectionner ses qualités naturelles"
3) le comte de Bonvouloir ne fait pas non plus parti du premier bureau du club
4) les 3 races connues de retrievers étaient représentées au premier field organisé par le club, en 1911; poil frisé (curly), poil plat (flat) et poil ras (labrador)
5) https://saintjeandubois.wordpress.com/tag/la-houssaye/
6) http://chateaudelahoussaye.fr/le-chateau-son-histoire/
7) War Diaries 1939-1945 de Field Marshal Lord Alanbrooke, édité par Alex Danchey et Daniel Todman, The University of California Press, 2001, 763 pages, ISBN: 0-520-23301-8
8 ) http://www.villa-bonvouloir.com/index.php?Vo=2
9) publication au Journal Officiel du 27 septembre 1917, page 7634
10) Ouest Eclair n°13125 du 13 octobre 1932
11) Ouest Eclair n°14918 du 13 septembre 1937
12) Le CQN, Certificat de Qualité Naturelles, récompensait d'excellents chiens ayant fait "une faute de dressage"


Dernière édition par Bruno le Jeu 14 Jan - 10:21, édité 6 fois
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Re: Comte Jules de Bonvouloir, 3e Président du Retriever Club...

Message par Bruno le Mer 13 Aoû - 21:22

Autre portrait de la comtesse Jules de Bonvouloir.
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Epilogue sur la prétendue création du Retriever Club par le comte de Bonvouloir...

Message par Bruno le Dim 30 Oct - 21:32

Ci-dessous un extrait du livre "Si le Retriever Club m'était conté..." (édition II d'octobre 2016) dans lequel je mets un terme à cet "épisode"...

La seconde guerre mondiale, plus "moderne" et longue que la première, a failli causer la disparition du club de race selon Jacques Faroux qui, alors président d'honneur du Retriever Club de France, rendait dans le premier bulletin du club édité en janvier 1969, un hommage à M. Henry Viguier, ex-président du club décédé l'année précédente. Il rappelait qu'à son arrivée à la présidence, Henry Viguier était :

« Membre du club presque depuis l'origine, il siégeait depuis longtemps au Comité quand il accepta, malgré ses lourdes occupations, de succéder à la présidence du Comte Jules de BONVOULOIR [...] A son entrée en fonctions, le président VIGUIER avait trouvé le Retriever Club convalescent, la dernière guerre ayant presque amené sa disparition. Avec opiniâtreté il s'attacha à consolider et à développer le travail déjà accompli. Resté étonnamment jeune d'esprit, il s'efforça d'infuser un sang nouveau et de rajeunir les cadres. Quand il y parvint, il considéra sa mission terminée et aurait voulu s'effacer [...] Le président VIGUIER a toujours préféré la qualité au nombre et a réussi à garder au Retriever Club ses qualités de courtoisie et de sportivité bien connues. En suivant la voie qu'il a su maintenir nous lui montrerons notre reconnaissance pour tout ce qu'il a fait pour le Retriever Club de France ».

Le manque de recherches associé à une interprétation pour le moins "rapide" (mais plus que probablement de bonne foi...) d'une phrase issue de l'éditorial du Bulletin Annuel du club paru en septembre 1983 sous la plume du président d'honneur M. Francis Lacarrière sont à l'origine d'une information erronée et diffusée depuis des années dans de nombreux écrits et qui voulait que le comte Jules de Bonvouloir soit le premier président du club et même son fondateur. M. Lacarrière rédigea son éditorial en rappelant quelques éléments du proche passé du club puisés dans de récents bulletins, en commençant par :

« Si le Retriever Club de France fut fondé en 1911 et est de ce fait un des plus vieux clubs canins de France, ce n’est que le premier janvier 1969, sous la présidence et sur l’initiative du Baron Elie de Rothschild que paru le premier numéro de la revue [...] Un magistral article nécrologique dû à monsieur Faroux nous rappelle qui fut monsieur Henry Viguier, second président de notre club après notre fondateur, le Comte Jules de Bonvouloir ».

En sa qualité d'ancien président du club, M. Lacarrière sait pertinemment que sa création date de 1911, d'ailleurs il le mentionne dés la première phrase de son éditorial. Il sait donc évidemment aussi que M. Viguier ne fut pas plus second président du club que le comte de Bonvouloir n'en fut le premier et encore moins son fondateur ! Ces phrases étaient bien sûr à lire avec discernement et à replacer dans le contexte de l'époque... M. le comte Jules de Bonvouloir, dont on ne trouve aucune trace dans le monde du Retriever avant 1925, a présidé et s'est occupé à remettre sur pieds le club au sortir de la seconde guerre mondiale. Mission d'autant plus difficile que la plupart des membres fondateurs et du premier bureau, sur lesquels il aurait pu s'appuyer, étaient décédés... Il est raisonnable de penser que la situation du club était telle qu'il lui a fallu repartir quasiment de zéro et qu'en ce sens, M. Lacarrière, sans oublier l'Histoire passée du club, ait pu considérer que le comte de Bonvouloir en fonda pratiquement un nouveau qu'il présida le premier. Manifestement, il a fait du bon travail et M. Viguier œuvra à son tour dans ce sens. En fait, en ce début de 21e siècle, l'Histoire commençait déjà à oublier que le club de race avait un vécu d'avant et d'entre-deux-guerres...
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